MAHARASTHRA : Sea, sex and sun !

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MAHARASTHRA : Sea, sex and sun !

La série “Nathalie et Jérémie vous montrent comment c’est super l’Inde à vélo” continue pour un 6ième épisode !
Vous pouvez retrouver tous nos articles, photos et vidéo sur le site internet :
http://inde-a-velo.jeremiebt.com

(Ecrit le 18 novembre, à Goa)

Sampa ! (« Bonjour » en Marathe, langue indo-aryenne du Maharashtra).

Nous sortons d’un petit restaurant Marathi, réputé pour ses assiettes généreuses.
Nous avons nettoyé nos plateaux jusqu’à la dernière lentille, sous les regards respectueux d’une tablée de ventrus qui calaient.
Nous avions faim, certes, mais d’aventures plus encore que de thalis.

Comment vous faire partager au mieux notre expérience, nos joies, nos peines, nos états d’âmes… après toutes ces Indiennes joyeusetés.
Depuis l’Himalaya du Ladakh, les rizières humides du Penjab, les caravanes de chameaux du désert du Thar, les traversées en pirogues dans les mangroves, la mer à 20 degrés bordée de palmiers…

Que d’émotions vivement ressenties depuis que nous avons commencés ce voyage.
Moments déraisonnables, instants volés au monde moderne, dépaysement naturel qui nous ramène vers l’autre et vers nous-mêmes.
L’imagination s’emballe, l’euphorie nous gagne au fur et à mesure que la prochaine étape se dessine.
Nous nous enrichissons de multitude de rencontres humaines (et pas humaines aussi).

Accepter qu’une journée ne se passe pas comme prévu, que la pâtisserie pourtant bien méritée après cette longue journée soit complètement rance, admettre que le bivouac ne soit pas aussi idyllique que celui de nos rêves, que nos muscles ne soient pas à la hauteur cette fois-ci, et que notre tête ne suive pas le lendemain, ne pas faire grise mine quand il y a panne ou casse… C’est tout cela que l’on apprend avec l’itin-«érence ».

Y arriver, c’est laisser la place à l’émerveillement d’une belle journée, un vendeur de jus de canne imprévu au détour d’un virage perdu, du mot d’encouragement hélé depuis la fenêtre d’un camion qui nous double, cette rencontre qui n’aurait pas eu lieu si nous n’avions pas crevé… et une famille parfaite qui nous accueille au creux du soir…

On ne perd pas le sud, nous descendons vers Goa à travers une côté superbe: prés verts, petits villages pittoresques, des enfants vont à l’école, une vieille femme qui promène sa chèvre, des pêcheurs qui ramènent de quoi nourrir leur famille, des hommes qui partent travailler à bicyclette… C’est ça, le charme de l’Inde.

La glande attitude nous gagne. Nous parcourons parfois à peine 20 km le matin pour rejoindre la prochaine plage et s’affaler dans le sable.

Jérémie n’est pourtant pas un ayatollah de la plage et généralement s’ennuie après trois jours dans ce petit coin de paradis où il ne se passe pas grand-chose à part des concours de saris mouillés, quelques pannes d’électricité et des petits cochons se sautant l’un sur l’autre (comprendre des chiens errants et aboyant à tort et à travers, et ce principalement la nuit).
Mais, la, il faut quand même le dire, la route côtière incite à la grève générale. Des vacances dans les vacances.

Le vol de notre compteur par un gamin (le seul vol que l’on ait subit depuis 4 mois) fut la seule chose palpitante qui se produisit durant la première semaine.
C’est dire comme rien ne se passe.
ON ADORE !

Mais l’Inde c’est aussi autre chose.
Daniel Mermet décrit le voyageur en constant équilibre entre contemplation et consternation. Au Maharachtra, nous sommes en plein dedans, comme vous le verrez dans ce reportage.
Le ton change quelque peu du tableau idyllique de l’Inde que nous avons dressés jusqu’alors.

Après trois mois dans la solitude des montagnes et des déserts du nord de l’Inde, nous avons eu du mal à nous habituer aux regards fixes et incessants des indiens. Le sentiment d’être en permanence observés, étudiés finit par être pesant. Nous avons été frappés par les regards vides, par l’absence d’expressions sur le visage, seuls des yeux scrutateurs et immobiles.

Un dicton dit ici « L’Inde est un éléphant docile qui marche lentement mais que rien ne peut arrêter. Si par malheur le cornac lui demande de changer ses habitudes, il peut se fâcher et le désarçonner ». Nous comprenons le message, et nous gardons notre position d’observateur circonspect.

Grimpez sur notre porte-bagages pour un nouvel épisode de « Nathalie et Jérémie vous montrent comme l’Inde c’est trop bien ! «
Chalo les amis ! (Formule hindi qui veut dire « let’s go »…)  http://inde-a-velo.jeremiebt.com

Et n’oubliez pas de jouer à nos quizz pour gagner des aquarelles ! : http://inde-a-velo.jeremiebt.com/jeux/

Mowgli et Mowglette

PS 1: Pour nous suivre par ordinateur interposé : http://inde-a-velo.jeremiebt.com/carte/

PS 2: Même si on préfère « Tu m’enivres » qui vaut mieux que « Tu m’énerves », il y a un lien de désinscription en bas de cette newsletter.

PS 3: On aime beaucoup avoir de vos nouvelles nous aussi, alors n’hésitez pas à nous envoyer un mail ou à laisser des commentaires tout en bas des pages du site. Nous lirons ces lignes goulûment !

PS 4: Merci divinement à Alex’, Phil et Xav’ qui transforment nos photos et nos impressions en supers articles pour vos beaux yeux.

PS 5: Merci aux personnes qui nous ont donnés un toit le temps d’une nuit… à Hary et Tamara de Bombay, aux bons plans de Haschich à propos de la route côtière, à Anthony et Deep pour le tour de Bombay caméra à l’épaule, à Trupti pour le « bird watching », à Madhu et Ana pour leur brochette de délicieux contacts, à tout ceux que l’on oublie… on vous aime.

PS 6 : Kikadikoi ? « Kuf Kuf Tous Tous, Pouahhhh, j’ai gobé un moucheron ! »

PS 7: Les genoux de Nathalie vont mieux, elle a reprit des sacoches pour le plus grand plaisir de Jérémie 😉

ECHAPPÉE CÔTIÈRE

Nous vous avions laissés après une belle brochette de villes côtières au sud du Gujarat, villes gangrenées par une urbanisation aussi chaotique que galopante.

Nous échappons à l’asphyxie en prenant les petites routes côtières. Une trêve de quatre jours avant Bombay. Nous apprécions grandement après ces longues journées de Nationales. La verdure fait du bien au moral.

Nous arrivons le dimanche, jour de marché. Ce petit village devient un bazar chatoyant. Des femmes de toute la région y vendent leurs produits. Nous sommes très impressionnés, grosse animation, densité de foule immense, étals de marchandises de chaque coté de la petite rue où continuent à circuler inlassablement piétons, vélos, rickshaws………..
Les cartes mémoire des appareils photos chauffent, dommage qu’en ce milieu de journée la lumière du soleil soit aussi crue.

Il est connu jusqu’ici dis donc !

Vous la voyez ? ?

Elle est là ! Vous pouvez retournez la chercher 🙂

Quelques dessins que vous avez peut-être déjà croisé sur facebook !

DES RIVAGES SCULPTÉS PAR LA MOUSSON ET L’HISTOIRE

La vue de la mer nous galvanise soudain malgré le goudron épouvantable et la poussière avalée en chemin. La terre ingrate distille des parfums d’herbes aromatiques, de poissons séchés, ou des cadavres de chiens en putréfaction.
Au choix.

Entre nous, on préfère les herbes. Quel délice de découvrir des nouvelles odeurs ! C’est aussi un des avantages du vélo. En voiture, vitres fermées, seule la clim peut titiller les narines.

Des ilots baignés d’azur, des rivages sculptés par la mousson et l’histoire, une page de l’Inde aux parfums d’encens sur laquelle s’est écrite l’extraordinaire et méconnue romance entre l’Inde, l’Afrique et l’Arabie, et dont les Dows, magnifiques bateaux en bois, sont les derniers héritages traditionnels.

Un tremblement de terre a secoué la côté en 2001. Terrible secousse qui a officiellement fait quelques 20 000 victimes. Les bâtiments portent les stigmates de cette commotion. Les façades sont fissurées, les toitures fragilisées sont colonisées par les perroquets et les écureuils.
Après le tremblement, l’état qui a financé la reconstruction d’urgence à remplacé la terre traditionnelle par du béton et des parpaings, et les toits coniques de branchages par des tuiles qui meurtrissent des siècles de construction traditionnelle.

EN QUÊTE DE SENS

Si le voyage sans essence ressemble à une quête de sens, les nôtres (de sens) ne manquent pas d’être sollicités.
Voici quelques réflexions de comptoir (comptoir Français, cela va de soit en Inde !) :

LA VUE, OMNIPRÉSENTE ET OPPRESSANTE

C’est d’abord avec notre regard, imprégné de nos expériences, nos habitudes visuelles, que nous arrivons en Inde. L’œil est notre organe sensoriel chargé d’assurer la protection et notre survie au sein de notre environnement naturel, et de nous permettre de constater que… nous y sommes.

Tout ce que nous voyons est différent. Les rues sont différentes, elles ne ressemblent pas aux nôtres. Elles sont en terre, sales, bondées d’une diversité infinie d’êtres. Nous ne trouvons pas que des hommes, mais des animaux : chiens, vaches sacrées, singes, rats, paons, serpents… On vous la déjà expliqué, certes. Ces êtres se côtoient naturellement dans une ambiance qui nous semble incroyable. Au milieu de tout ça, quelque chose nous saute aux yeux… les couleurs ! Omniprésentes, variées, sublimes. Tissus, plats, étals, temples, et bien sûr dans le sourire et les yeux des indiens.

Quel émerveillement devant cette beauté !

Surtout à Mumbay, le ciel indien est aussi différent. Lourd, chargé, rarement un rayon de soleil perce les nuages de pollution. La brume matinale nous entoure très souvent, la visibilité est réduite dans les ruelles. Ce sentiment d’oppression pèse lourd sur nos épaules.

Les maladies sont courantes et exposées aux yeux de tous. Mais contrairement aux idées reçues, les mains qui se tendent dans le but d’obtenir un peu d’argent sont très rares.

Les habitudes ne sont pas les mêmes que les notre. Il existe une réelle pudeur vestimentaire ; les femmes se baignent toutes habillées et pourtant les hommes se lavent dans les rivières à la vue de tous et peuvent uriner sans gène dans la rue. Autant d’informations qui nous déstabilisent.

Nous constatons très vite qu’il n’existe pas de regard socialement correct pour eux. C’est ainsi que l’on se retrouve entourés systématiquement par des yeux qui nous scrutent. L’intrusion est pour nous le sentiment qui surgit en premier lieu. Très vite, nous les observons à notre tour, et nous constatons que leur regard n’est que curiosité. Certain n’ont jamais vu d’homme blanc de près ailleurs qu’à la télé, voilà tout. Paradoxalement, ceux sont souvent eux qui nous demandent de les photographier. La relation ainsi établie n’est plus à sens unique et ces innombrables yeux deviennent alors moins menaçants. Puis au bout de quelques jours, un phénomène intervient : l’habituation. Nos regards se sont fait à tout cela, et nous n’y prêtons plus la même attention. Cette adaptation est indispensable si l’on veut survivre psychiquement en cette terre lointaine.
Nous les ignorons tout simplement, par respect pour notre santé mentale.

Mais nous aussi des fois nous bloquons dans la rue :

LES ODEURS SE MÉLANGENT ET SE DISTINGUENT

Dès notre arrivée à Delhi, une odeur nous interpelle, et va nous suivre presque tout le séjour. D’où vient cette odeur de brûlé, omniprésente dans les villes. Le fantasme des corps incinérés parcourt notre esprit. Mais ce n’est pas cela. En Inde, tous les déchets sont brûlés et on fait beaucoup de charbon.
Ici, l’encens côtoie l’urine, les épices se mêlent aux excréments, les parfums de fleurs à ceux des animaux. Tout se mélange et se distingue…

LES GOÛTS

L’Inde est une terre de saveur. Les épices sont présentes dans tous les plats : cumin, tamara, clou de girofle, gingembre, masala… Chaque repas est une découverte de saveurs. Même si la chapati, appelée aussi roti, le riz et un mélange de lentilles sont toujours présents, on ne s’en lasse pas ! On adore ! !

Parfois, nous ressentons le besoin de saveurs connues, alors on se met à cuisiner nous même. On en profite lorsque l’on est quelques jours chez la même personne, en guise d’échange culinaire. Les fruits cuits comme la compote est toujours une réussite et complètement méconnue par nos hôtes !

L’OUÏE

Le silence du Ladakh nous manque. Il a été aboli dans le reste de l’Inde. Nos oreilles sont mises à rude épreuves dans les villes aussi bruyantes que bondées. Sur la route, les coups de klaxons sont monnaie courante. Dans la rue, les gens parlent au milieu d’une effervescence indescriptible. Où que l’on soit, les haut-parleurs abondent et déversent leur flot de variété. Dans les temples, ça chante et ça joue pour vénérer des heures durant. Dès 5 heures du matin, il nous est impossible de faire abstraction de l’Inde qui se réveil : que ce soit l’Imam, le même version Hindoue, le haut-parleur pour accompagner les travailleurs du bâtiment à côté, les chiens qui expriment à plein gosier leur joie d’être des chiens, ou simplement le branlebas de combat matinal de la famille qui nous héberge…
Ce volume PERMANANT nous use, nous excite, nous fatigue, nous rend dingue.

Quel bonheur d’être alors sur le vélo le long d’une petite route peu fréquenté et d’entendre juste le chant des oiseaux…

De nombreuses personnes nous avaient déconseillés l’Inde comme destination car de leur avis, c’était un pays trop bruyant, trop peuplé pour y voyager en vélo. Oui, pour les spots touristiques et les grosses villes. La traversée du Gujarat, une fois le Great Rann of Kutch traversée a été éprouvante à cause de cela. Pour le reste, nous n’en avons pas vu la couleur. Notre itinéraire nous a plus souvent mis en face de petites routes avec très peu de trafic, notamment maintenant sur la côte, que l’inverse.

L’Inde à vélo, c’est possible et c’est même fort agréable !

Le vélo n’est pas une voiture, le trajet doit donc être réfléchi et anticipé en conséquence. Peut-être certains « spots touristiques » devront être mis de côté au profit d’autres endroits moins remarquable que ces « spots » si on y venait en voiture mais qui gagnent leur charme par leur tranquillité pour le cycliste.

LE TOUCHER : REDÉFINIR NOS EXIGENCES CORPORELLES

En Inde, ce qu’on appelle les distances relationnelles sont bien différentes de celles auxquelles on est habitués en France. En occident, on prend souvent comme référence l’image de plusieurs cercles autour d’un individu. Un 1er vers 30/50cm définissant l’espace intime, un 2ème jusqu’à 1m20 pour l’espace personnel d’une conversation, et un 3ème jusqu’à 3m pour l’espace social. Au-delà, c’est l’espace publique. On prend pour principe que l’espace intime n’est franchi qu’en cas de réelle complicité ou en cas de très forte affluence.

Ici, on nous approche de très près, on nous touche, on fouille nos corps avec les yeux. L’espace intime est quasi inexistant, surtout dans les files d’attentes ou à la caisse pour payer. Il faut jouer des coudes pour ne pas se faire passer devant. Ils n’ont aucun scrupule à se mettre à côté de nous pour passer devant. Mais si on leur en fait la remarque, ils s’excusent comme s’ils découvraient notre présence et nous laissent passer… des fois… . Nous devons nous adapter, redéfinir les limites de nos corps et modeler une nouvelle carapace pour supporter ce trop-plein de sensations tactiles.

C’est là tout le paradoxe de l’inde : les femmes sont plutôt bien couvertes par leur sari ou leur tunique, les relations amoureuses sont plus que tabous, mais les contacts dans l’espace public, surtout masculins, sont très présents. Nombre d’hommes se tiennent par la main ! ! Est-ce parce qu’ils ne peuvent pas prendre celle de leur femme car socialement non accepté ? On ne voit aussi quasi aucun geste affectif au sein des couples.

Pour marquer leurs liens affectifs nous dit-on… Entres hommes, cela est donc toléré. Montrer l’amour au sein d’un couple est par contre nettement moins habituel voir même proscrit. L’homme se sent-il peut-être plus proche d’un ami qu’il aura choisi que de sa femme que ses parents auront choisi pour lui, si c’est le cas d’un mariage arrangé… ? ?

Un constat est sur : le corps en tant qu’individu potentiellement sexuel est tabou, particulièrement celui des femmes. Aucune n’est touchée volontairement.

Le corps en action est par contre assimilé à une masse. Ses limites sont celles de l’espace social. Pour doubler, se faufiler, les corps se touchent sans distinction et sans gêne.

Dans la rue nous sommes aussi scrutés constamment, et comme on ne peut pas dire que la grande qualité des Indiens est la discrétion, c’est parfois un peu gênant. Ils nous dévisagent en restant plantés devant nous sans bouger ou alors viennent carrément à 30cm de nous pour faire une photo avec leur super téléphone portable hi-tech ! ! Et puis repartent. Ni bonjour, ni au revoir. Espérer qu’ils nous demandent le droit de nous photographier est alors bien bien loin de l’esprit dans ces cas là… !

Encore heureux, ce phénomène reste anecdotique ! (ça c’était pour rassurer les Indiens qui utilisent google traduction pour lire nos articles ;))

Découvrir un pays, c’est vivre avec ses habitants et leurs traditions. Et l’observation semble faire partie de ces us et coutumes. Alors on se laisse observer, des pieds à la tête, avec un petit stop sur le derrière et le niveau de la poitrine de Nathalie. C’est aussi bien d’être à vélo, on file plus vite !

Les us et coutumes ont vous dit.
Soit.

A propos de sens, les femmes doivent bien aimer avoir leur sari mouillé qui leur colle à la peau…

A l’eau !

Ca évite, puis ça finit pas y aller carrément !

Quelques offrandes au passage :

(ne pas oublier le sac plastique qui contenait les offrandes ; il y a fini lui aussi !)

LES MAINS DANS LE PLAT

Je mange Indien (c’est bon), je respire Indien (c’est pas bon).

Les indiens nous invitent régulièrement chez eux, nous faisant découvrir leurs plantations et leurs animaux (chèvres, buffles, vaches). Le repas est un moment privilégié d’accueil et de partage. La nourriture est à chaque fois très différente autant d’un repas sur l’autre que d’une région à une autre. Même si toujours à base de lentilles (le fameux dhal ou purée de lentilles qui accompagne le riz), l’ « aloo dum » ou curry de pommes de terre, de pois et de sauces, nous ne mangeons jamais deux fois la même chose. Chacune se décline selon son origine régionale plutôt que de se réduire à une cuisine uniforme et unique. Ici, littoral oblige, les saveurs à base de lait de coco sont reines. Et de poisson aussi.
Nous découvrirons les rites liés à ces moments en plus des goûts si particuliers : nous mangeons la plupart du temps seuls sous leur regard observateur. Une marque de respect importante en Inde qui nous déstabilise mais à laquelle nous nous habituons.
Les indiens n’utilisent pas la fourchette ou la cuillère durant le repas, ils mangent directement avec la main, la droite, tout en poussant les aliments avec la galette locale (chapati/roti). En guise de plateau, le repas est parfois servi sur une feuille de bananier, surtout dans le sud où nous allons.

Le repas est présenté sur un plateau circulaire avec tous les aliments en même temps, soit dans des petits bols, soit directement sur le plateau : plats en sauce, riz ou galette, yoghourt, dessert, compose en général un repas complet.

Dans les familles aisées nous avons droit à un dessert, la plupart du temps composé à base de lait, mais aussi des confiseries, une multitude de fruits tropicaux, des glaces… On ne se prive pas !

Petit déjeuner, ma foi, fort bon !
Tout d’abord, Pohe ou Poha, suivant le village : mélange de riz soufflé, revenu avec des oignons, des graines de moutarde et du sucre. Puis une autre mixture très sucré mais très bonne aussi !

Et partout, tout le temps, de partout
Des COCOS ET DES PALMIERS ! ! ! ! !

Ah, et des bananes aussi !

Les épices sont nombreuses et omniprésentes dans les plats préparés : moutarde, cannelle, gingembre, coriandre… c’est un délice !

EPICES AND LOVE

Pour ceux qui sont allés en Inde, le souvenir des odeurs d’épices est sans doute aussi prégnant dans leur esprit que celui du bruit, des couleurs et de l’indicible atmosphère, à la fois sereine et survoltée, de ce pays incomparable.

Piment, gingembre et muscade, cannelle, cumin ou curcuma, sa